Jeu des croyances croisées en thérapie familiale

  • 34 cartes croyances, avec au dos 4 situations de la vie familiale pouvant activer la croyance correspondante . 2 situations en orange si le porteur de la croyance est un enfant /adolescent. 2 situations en bleu où le porteur de la croyance est un parent. Les cartes sont numérotées et les prénoms des porteurs de la croyance dans les situations sont en gras.
  • 1 carte répertoire des croyances avec leurs numéros
  • 1 livret avec l’explication du jeu, les consignes, quelques repères théoriques
  • 1 pochon en tissu

Le but est de favoriser l’expression des différents vécus, croyances, constructions du monde éventuelles ou zones de sensibilités qui circulent dans la famille . Il permet également d’inaugurer en séance, grâce aux situations, de nouveaux vécus émotionnels où chacun tente de ne pas renforcer la croyance ( ou la zone sensible si une croyance c’est pas clairement installée pour les plus jeunes) de l’autre. S’il y a une double contrainte réciproque entre deux membres de la famille, cela permettra de la travailler et de l’assouplir.

3 étapes principales ( peuvent se faire sur plusieurs séances) :

  1. Choisir pour chacun une croyance sans la montrer. Pour chaque membre, la famille tente de deviner la croyance qu’il a choisi. La personne pour laquelle on cherche la croyance pourra ensuite montrer sa carte et s’exprimer sur ce qu’elle vient d’entendre. Le système acquiert ainsi de nouvelles informations sur lui-même.
  2. Jeu avec les situations : chacun retourne sa carte et choisit une situation à jouer. Les adolescents partis les deux situations oranges, les parents parmi les deux situations bleues. On travaille la croyance de chaque membre de la famille. On travaille la croyance d’un membre de la famille, les autres ont chacun un essai pour répondre dans la situation choisie en tentant de ne pas renforcer la croyance sous-jacente. Le porteur de la croyance pourra alors mettre une note entre 0 et 5 (0 = ma croyance est complètement renforcée ; 5 = ma croyance n’est pas du tout renforcée).

3. Possibilité de prescrire une tâche où on s’entraîne à ne pas renforcer la croyance d’un membre de la famille entre deux séances, sans prévenir, et de noter les réactions observées afin de reprendre les observations à la séance suivante.